02.08.2026

Mon bureau ce lundi (1)

Gu­ten Tag & hel­lo! Ici, je par­tage avec vous le quo­ti­dien d’une in­ter­prète de con­fé­rence et tra­duc­trice. De lan­gue ma­ter­nelle al­le­mande, je tra­vaille en fran­çais et en an­glais. Ma col­lègue de bu­reau tra­duit vers l’an­glais. En été, tout fonc­tionne au ra­len­ti.

PAUSE
En pau­se d'été et tou­jours sur pla­ce
En sai­son, nous tra­vaillons de temps à autre en équipe sur des tex­tes plus im­por­tants. Mais en ce mo­ment, la plu­part de nos cli­ents sont en va­cances et nous aus­si fai­sons une pau­se es­ti­vale. Nous res­tons toute­fois à Ber­lin et se­rons ra­vies de vous ac­com­pag­ner en tant qu'in­ter­prè­tes, pen­dant que la plu­part des gens sont en va­can­ces, à vos RDV à la mai­rie, chez le no­tai­re, à la cli­ni­que, ou en­core pour vos sé­an­ces de shop­ping et vos vi­si­tes de la vil­le !

Vo­ici ce qui est sur le bu­reau ce lun­di
❦ pré­pa­rer la lis­te ter­mi­no­lo­gique de la der­nière mis­sion
❦ re­lan­cer les fac­tures im­payées
❦ ins­crire au crayon les ren­dez-vous dans le nou­vel agen­da

Les « ren­dez-vous au crayon » sont ceux pour les­quels nous avons en­voyé un de­vis et dont nous blo­quons la date sous ré­serve. Avant le Co­vid, nous ob­te­nions un ac­cord pour un de­vis sur trois. Au­jour­d’hui, c’est plu­tôt un sur quinze. Il faut donc sou­vent sor­tir la gomme !

Dans le monde po­li­tique, on échange de plus en plus sou­vent en Glo­bish, jusqu’à ce que les char­gés de mis­sion et les ser­vices lin­guis­tiques aient trop à ré­pa­rer et qu’il y ait un re­tour cri­ti­que. À côté de cela, cer­tai­nes « agen­ces » sur In­ter­net trom­pent leurs cli­entes et clients en re­te­nant sou­vent 50 % de nos ho­no­rai­res pour re­dis­tri­buer les mis­sions à celles et ceux qui ac­cep­tent ce sys­tème. (Moi ? Très peu pour moi.) Per­son­nel­le­ment, je trouve que cinq à quinze pour cent res­tent ac­cep­ta­bles : au-­delà, cela de­vient cri­tique.

Et voi­là que les en­tre­pri­ses tech­no­lo­gi­ques ar­ri­vent à leur tour au rat­elier, en ven­dant de l’« in­ter­pré­ta­tion par IA ». Or nous sa­vons dé­sor­mais que l’IA n’est pas ca­pa­ble de le fai­re cor­rec­te­ment. Il lui man­que la for­ma­tion, l’ex­pé­rience, la vue d’en­sem­ble et la ri­gueur que nous, les hu­mains, met­tons dans no­tre tra­vail : la ca­pa­cité à com­pren­dre ce qui fait la com­mu­ni­ca­tion, à éva­luer cor­rec­te­ment les in­ter­lo­cu­teurs et le pub­lic, à s’adap­ter, à re­for­mu­ler en cas d’in­com­pré­hen­sion et à res­pec­ter la con­fi­den­tia­lité.

On ver­ra quel « tra­vail de net­toya­ge » me tom­be­ra en­core des­sus cet été. La plu­part du temps, il s’agit de cor­ri­ger des tra­duc­tions gé­né­rées par l’IA, où er­reurs, mau­vais pla­ce­ments et hal­lu­ci­na­tions dé­fi­gu­rent le ré­sul­tat. Car à quoi ser­vent des in­for­ma­tions faus­ses à hau­teur de 20 % en­vi­ron pour les tex­tes, ou pres­que de moi­tié pour les trans­crip­tions orales ?

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Gra­phi­que : C.E. avec pixlr.com + Let­ter­set

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