02.08.2026

Bonjour !

Je vous souhaite la bienvenue sur mon site ! Voici mes prestations :

ligne directe +49 (0)176 897 66 256
INTERPRETATION de conférence ALL ⇆ FR et à partir de l'anglais
conférences et accompagnement
— installations d'entreprises en Allemagne
rencontres bilatérales de haut niveau
— organisation/traduction de stages de formation

MODES d'interpretation
consécutive et simultanée  
de liaison
sur scène (festivals)

CLIENTS
—  entreprises et universités
—  ambassades et ministères
—  institutions européennes et internationales
—  festivals internationaux
—  diffuseurs, distributeurs, maisons d'édition et de production de films

Le meilleur moyen de me contacter, c'est par e-mail ! Je réponds dans un délai d'un jour.  


SERVICES +
accompagnement dans les démarches administratives 
connaissance du terrain
préparation rigoureuse des sujets
— traduction de scénari 
— prospection de marché, recherche de coproducteurs (cinéma)
— sous-titrage et traduction simultanée de films (festivals)
 20 ans d'experience

Ici, vous trouverez quelques références. Tags : Interprète Berlin, français, allemand, anglais, interprète simultanée, traducteur simultané, traduction chuchotée, interprète de conférence, interprète d'accompagnement, interprète de liaison, médiateur linguiste, interprète diplômé, consécutive, économie, commerce, cinéma, arts, architecture, achat d'appartement, politique, énergie, tourisme, Histoire d Berlin, design, durabilité, dossier de production, demande de subventions, FFA, minitraité, Berlinale, CNC, Ambassade
______________________________
Photo : Friederike Elias

Mon bureau ce lundi (1)

Gu­ten Tag & hel­lo! Ici, je par­tage avec vous le quo­ti­dien d’une in­ter­prète de con­fé­rence et tra­duc­trice. De lan­gue ma­ter­nelle al­le­mande, je tra­vaille en fran­çais et en an­glais. Ma col­lègue de bu­reau tra­duit vers l’an­glais. En été, tout fonc­tionne au ra­len­ti.

PAUSE
En pau­se d'été et tou­jours sur pla­ce
En sai­son, nous tra­vaillons de temps à autre en équipe sur des tex­tes plus im­por­tants. Mais en ce mo­ment, la plu­part de nos cli­ents sont en va­cances et nous aus­si fai­sons une pau­se es­ti­vale. Nous res­tons toute­fois à Ber­lin et se­rons ra­vies de vous ac­com­pag­ner en tant qu'in­ter­prè­tes, pen­dant que la plu­part des gens sont en va­can­ces, à vos RDV à la mai­rie, chez le no­tai­re, à la cli­ni­que, ou en­core pour vos sé­an­ces de shop­ping et vos vi­si­tes de la vil­le !

Vo­ici ce qui est sur le bu­reau ce lun­di
❦ pré­pa­rer la lis­te ter­mi­no­lo­gique de la der­nière mis­sion
❦ re­lan­cer les fac­tures im­payées
❦ ins­crire au crayon les ren­dez-vous dans le nou­vel agen­da

Les « ren­dez-vous au crayon » sont ceux pour les­quels nous avons en­voyé un de­vis et dont nous blo­quons la date sous ré­serve. Avant le Co­vid, nous ob­te­nions un ac­cord pour un de­vis sur trois. Au­jour­d’hui, c’est plu­tôt un sur quinze. Il faut donc sou­vent sor­tir la gomme !

Dans le monde po­li­tique, on échange de plus en plus sou­vent en Glo­bish, jusqu’à ce que les char­gés de mis­sion et les ser­vices lin­guis­tiques aient trop à ré­pa­rer et qu’il y ait un re­tour cri­ti­que. À côté de cela, cer­tai­nes « agen­ces » sur In­ter­net trom­pent leurs cli­entes et clients en re­te­nant sou­vent 50 % de nos ho­no­rai­res pour re­dis­tri­buer les mis­sions à celles et ceux qui ac­cep­tent ce sys­tème. (Moi ? Très peu pour moi.) Per­son­nel­le­ment, je trouve que cinq à quinze pour cent res­tent ac­cep­ta­bles : au-­delà, cela de­vient cri­tique.

Et voi­là que les en­tre­pri­ses tech­no­lo­gi­ques ar­ri­vent à leur tour au rat­elier, en ven­dant de l’« in­ter­pré­ta­tion par IA ». Or nous sa­vons dé­sor­mais que l’IA n’est pas ca­pa­ble de le fai­re cor­rec­te­ment. Il lui man­que la for­ma­tion, l’ex­pé­rience, la vue d’en­sem­ble et la ri­gueur que nous, les hu­mains, met­tons dans no­tre tra­vail : la ca­pa­cité à com­pren­dre ce qui fait la com­mu­ni­ca­tion, à éva­luer cor­rec­te­ment les in­ter­lo­cu­teurs et le pub­lic, à s’adap­ter, à re­for­mu­ler en cas d’in­com­pré­hen­sion et à res­pec­ter la con­fi­den­tia­lité.

On ver­ra quel « tra­vail de net­toya­ge » me tom­be­ra en­core des­sus cet été. La plu­part du temps, il s’agit de cor­ri­ger des tra­duc­tions gé­né­rées par l’IA, où er­reurs, mau­vais pla­ce­ments et hal­lu­ci­na­tions dé­fi­gu­rent le ré­sul­tat. Car à quoi ser­vent des in­for­ma­tions faus­ses à hau­teur de 20 % en­vi­ron pour les tex­tes, ou pres­que de moi­tié pour les trans­crip­tions orales ?

______________________________
Gra­phi­que : C.E. avec pixlr.com + Let­ter­set

29.07.2026

Interprète de médias

Ici Ber­lin, bon­jour ou bon­soir ! Vous li­sez ici un jour­nal de tra­vail con­sacré aux lan­gues, à la tra­duc­tion, à l’in­ter­pré­ta­tion et aux échan­ges cul­tu­rels. En tant qu’in­ter­prè­te in­dé­pen­dan­te, je tra­vaille là où l’on a be­soin de moi : dans une ca­bi­ne d’in­ter­pré­ta­tion, chez mes cli­ents ou sur un pla­teau de tour­na­ge.

Dois-je con­seil­ler aux jeu­nes qui dé­bu­tent dans le mé­tier d’é­tu­dier la tra­duc­tion et l’in­ter­pré­ta­tion dans le but de tra­vailler pour les mé­dias et le ci­né­ma ? Ma ré­ponse est très clai­re : non. 

Caroline Elias
Au travail (dans la pièce à côté)

Le tra­vail dans l’au­dio­vi­suel ne com­mence pas par les émis­sions té­lé­vi­sées en di­rect, aux­quel­les ac­cè­dent fi­na­le­ment très peu d’in­ter­prè­tes. Cela dé­pend du lieu où l’on ha­bite, des ha­sards, des con­tacts et, bien sûr, du ta­lent, de la flui­di­té du tra­vail et de la voix. Mais avant d’en ar­ri­ver là, il faut des an­nées, voire des dé­cen­nies de pra­ti­que, no­tam­ment dans les con­fé­ren­ces : pour ga­gner sa vie, mais aus­si pour s’en­traî­ner.

Dans le sec­teur de l’in­ter­pré­ta­tion mé­dia­ti­que, l’une des mis­sions les plus fré­quen­tes est l’in­ter­pré­ta­tion sur les lieux de tour­na­ge.

Il s’a­git sou­vent, très con­crè­te­ment, d’in­ter­pré­ter des in­ter­views. Sur un tour­na­ge, tout est ce­pen­dant très dif­fé­rent d’une con­fé­ren­ce clas­si­que. Nor­ma­le­ment, nous tra­vaillons en bi­nô­me, voire à trois lors des pres­ta­tions lon­gues. 

L’in­ter­pré­ta­tion est une ac­ti­vi­té ex­trê­me­ment fa­ti­gan­te : au bout de vingt ou trente mi­nu­tes, la pré­ci­sion di­mi­nue et nous nous re­layons gé­né­ra­le­ment. C’est aus­si un tra­vail d’é­qui­pe : nous nous no­tons mu­tuel­le­ment les noms, les da­tes et les chif­fres, et il faut par­fois en­co­re vé­ri­fier un ter­me à la der­niè­re mi­nu­te.

Sur un tour­na­ge, par con­tre, l’in­ter­prè­te est sou­vent seul­e. Et son tra­vail ne se li­mi­te pas à trans­po­ser les pa­ro­les d’une lan­gue à l’au­tre.

Il faut d’a­bord éta­blir le con­tact avec les per­son­nes in­ter­ro­gées. Sou­vent, c’est moi qui ai as­su­ré les échan­ges pré­pa­ra­toi­res et qui con­nais donc déjà le con­tex­te, les per­son­nes et les su­jets. Pen­dant l’in­ter­view, je dois être suf­fi­sam­ment pro­che pour que le dia­lo­gue res­te na­tu­rel­le, mais aus­si suf­fi­sam­ment dis­crè­te pour ne pas per­tur­ber l’i­ma­ge.

Il ar­rive donc que je sois as­si­se à cô­té de la ca­mé­ra. Je dois ré­dui­re mes mou­ve­ments au mi­ni­mum, évi­ter de tous­ser et uti­li­ser mon pro­pre mi­cro­pho­ne pour l’in­ter­pré­ta­tion con­sé­cu­ti­ve. Les in­ter­views durent donc plus long­temps que dans une si­tu­a­tion mo­no­lin­gue. Et pen­dant que l’é­qui­pe at­tend, le temps con­tinue de tour­ner.

Mais le plus in­té­res­sant est peut­être ce qui se pas­se au­tour de l’in­ter­view. Sur un tour­na­ge, l’in­ter­prè­te de­vient sou­vent, de fait, la per­son­ne de ré­fé­rence pour l’é­chan­ge et la com­mu­ni­ca­tion gé­né­ra­le.

Est-ce que cet­te pri­se élec­trique sup­por­te le pro­jec­teur ? Pou­vez-vous en­le­ver cet­te ves­te à pe­tits mo­tifs à ca­rreaux ? Elle ris­que de pro­vo­quer des ar­te­facts à l’i­ma­ge. Peut-on dé­pla­cer cet­te plan­te ? Et cet ar­moire ? Le res­tau­rant ne peut nous ser­vir que si nous ar­ri­vons avant vingt heu­res. L’hô­tel n’a mal­heu­reu­se­ment que ce type d’o­reil­ler. Et si vous pou­viez ve­nir de­main à sept heu­res au lieu de qua­tor­ze ?

J’exa­gè­re ? À pei­ne.

Par­fois, le con­tex­te ma­té­riel finit par éclip­ser com­plè­te­ment la mis­sion pro­pre­ment dite : l’in­ter­view.

C’est aus­si pour cet­te rai­son que les con­di­tions de tra­vail et la ré­mu­né­ra­tion des in­ter­prè­tes sur les tour­na­ges po­sent pro­blè­me. Dans le sec­teur au­dio­vi­suel, on nous con­fond par­fois, au vu des ho­no­rai­res pro­po­sés, avec des pres­ta­tai­res tech­ni­ques ou des per­son­nes dé­bu­tan­tes, com­me si l’in­ter­pré­ta­tion était une com­pé­ten­ce que l’on pou­vait ac­qué­rir en quel­ques mi­nu­tes.

Or, une in­ter­pré­ta­tion pro­fes­sion­nel­le ne con­sis­te pas à « te­nir cinq mi­nu­tes ». Lors­qu’un in­ter­view est fil­mé, on ne peut pas tra­vailler phrase par phrase et cor­ri­ger en­sui­te ce qui n’a pas fonc­tion­né. Si la per­son­ne qui in­ter­prè­te perd le fil, si les idées s’em­mê­lent ou si la bar­riè­re lin­guis­ti­que de­vient vi­si­ble, tout cela se re­trou­ve à l’i­ma­ge.

Et c’est pré­ci­sé­ment ce que l’on es­saye d’é­vi­ter.

Notre tra­vail con­sis­te à trans­met­tre la pa­role de ma­niè­re na­tu­rel­le et flui­de, à per­met­tre un vé­ri­ta­ble échan­ge, au point que nous puis­sions dis­pa­raî­tre der­riè­re les voix que nous fai­sons en­ten­dre. Nous som­mes les meil­leu­res lors­que per­son­ne ne re­mar­que no­tre tra­vail.

C’est d’ailleurs ce qui me pré­oc­cu­pe dans cer­tai­nes pro­duc­tions ré­cen­tes. J’ai vu des per­son­nes al­le­man­des, fil­mées ma­ni­fes­te­ment en Al­le­ma­gne, s’ex­pri­mer en an­glais. Un pro­ta­go­nis­te al­le­mand d’un do­cu­men­taire de­vait ain­si par­ler an­glais pour s’a­dres­ser à une ré­a­li­sa­tri­ce fran­çai­se, alors que leur échan­ge s’é­tait jus­que-là dé­rou­lé en fran­çais. L’in­ter­pré­ta­tion n’é­tait plus pré­vue que pour les sé­quen­ces d’in­ter­view. (C’é­tait une pro­duc­tion d’Ar­te.)

Ce mé­lan­ge de lan­gues étran­gè­res est sou­vent ar­ti­fi­ciel et peu na­tu­rel. Il tra­hit une cer­tai­ne mé­fi­an­ce à l’é­gard de l’in­ter­pré­ta­tion pro­fes­sion­nel­le.

Pour­tant, la pos­si­bi­li­té de par­ler sa pro­pre lan­gue est aus­si une ques­tion de li­ber­té et de di­gni­té. Dans les échan­ges in­ter­na­tio­naux, elle est aus­si un acte de di­plo­ma­tie. Comme le di­sait Hans-Die­trich Gen­scher, que j’ai eu l’oc­ca­sion d’in­ter­pré­ter en 2010 : « En an­glais, je dis ce que je peux dire, mais dans ma lan­gue ma­ter­nel­le, je dis ce que je veux dire. »

Le mé­tier d’in­ter­prè­te de­mande des an­nées de for­ma­tion et de pra­ti­que. Il faut con­naî­tre les lan­gues, bien sûr, mais aus­si sa­voir écou­ter, ana­ly­ser, res­ti­tuer, s’a­dap­ter à une si­tu­a­tion et tra­vailler sous pres­sion. Sur un pla­teau de tour­na­ge, il faut en plus com­pren­dre les con­train­tes de la pro­duc­tion, le rythme, le son, l’i­ma­ge et les im­pré­vus.

Si l’on ne donne plus aux jeu­nes pro­fes­sion­nel­les la pos­si­bi­li­té de tra­vailler sur des tour­na­ges et d’y af­fi­ner leur ex­pé­rien­ce, où trou­ve­ra-t-on, dans quel­ques an­nées, les in­ter­prè­tes hau­te­ment qua­li­fiées dont les mé­dias au­ront be­soin pour les émis­sions en di­rect ? 

Et nous con­nai­ssons les li­mi­tes de l’IA. La com­mu­ni­ca­tion en di­rect est pré­ci­sé­ment l’un des do­mai­nes où elle at­teint ra­pi­de­ment ses li­mi­tes, et cela ne chan­ge­ra pas de si­tôt : elle ne sai­sit pas tou­jours les nu­an­ces, les mots mar­mon­nés, l’i­ro­nie, les sous-en­ten­dus, les hé­si­ta­tions ou les ré­ac­tions im­pré­vues. Bref, tout ce qui fait aus­si la com­ple­xi­té et la ri­ches­se d’un é­chan­ge hu­main.

Sur les tour­na­ges à l’é­tran­ger, nous, les in­ter­prè­tes, som­mes sou­vent le pi­vot de tou­te la com­mu­ni­ca­tion. Nous som­mes au cœur du dis­po­si­tif, le point de con­tact en­tre les per­son­nes, les lan­gues et les é­qui­pes. Et pour­tant, nous som­mes aus­si sou­vent les ou­bli­ées du gé­né­ri­que.

No­tre tra­vail n’est vi­si­ble que lors­qu’il a été mal fait. Avec des pro­fes­sion­nel­les, à la fin, tout sem­ble si na­tu­rel que l’on pour­rait croi­re que tout le mon­de a par­lé une seu­le et mê­me lan­gue.

C’est peut-­être là, fi­na­le­ment, la plus bel­le dé­fi­ni­tion de no­tre mé­tier : être le pi­vot de tout un é­chan­ge sans ja­mais en de­ve­nir le cen­tre de l’i­ma­ge.

______________________________
Foto: C.E.

06.05.2022

Intensité

Hello, bonjour et bonne journée ! Vous êtes en train de lire le blog d'une interprète de conférence. Je travaille à Berlin depuis la deuxième moitié des années 2000. Notre métier est souvent très intense. Et il fait appel à tous les sens. Voici des petites notes sur des choses que nous avons trouvées au bord du chemin pendant notre travail.

A l'atelier, un tuyau de démonstration
Ce que je n'oublierai certainement jamais de la mission d'aujourd'hui : La grosse erreur de planification de l'indus­trie de la clima­ti­sa­tion et de la ven­ti­la­tion. Ils n'avaient jamais prévu que leurs tuyaux devraient être un jour nettoyés. Pendant long­temps, le monde de la propreté n'a fait qu'épousseter sagement les grilles de ventilation, jusqu'à ce que l'un d'entre eux finisse par en ouvrir une.

Le gros aspirateur
Au­jour­d'hui, il existe des entre­prises spécia­li­sées qui viennent avec des foreuses diamantées et découpent d'abord un gros trou pour la trappe de visite dans les gaines ... et qui nettoient après les tuyaux. Je ne vous détaille pas ce qu'ils ont pu trouver derrière les grilles d'entrée ! Per­sonne ne sou­haite vraiment le découvrir ! Avis aux âmes sen­sibles : C'était peu appétissant.

______________________________
Fotos: C.E. (Merci à la société Niederberger)

02.08.2016

Planche à voile

Guten Tag, hello, bonjour ! Sans le savoir (ou avec pré­mé­di­ta­tion), vous avez ouvert une page de mon jour­nal in­time d'inter­prète-tra­duc­trice. Bon, il n'est pas si intime que ça, il fait plus jour­nal de bord de mes aven­tu­res pro­fes­sion­nel­les. Avant de partir en mis­sion, tout est bilingue chez moi, vraiment tout.

Bon, j'ar­rive à de­vi­ner au marché le poids d'un bout de fro­mage à cinq grammes près, c'est du sa­voir inu­tile pour moi. Mais parler le cha­ra­bia des ar­chi­tectes ou du ciné­ma ou de la dé­fun­te RDA, c'est ali­men­taire, mon cher Wat­son. 

Tee und Käse
Le bilinguisme entre la cuisine ...
En allemand: "Ich kann auf fünf Gramm genau das Gewicht eines Stück­chens Käse auf dem Markt schät­­zen. Für mich ist das nutz­loses Wissen.

Aber Archi­tekten- und Film­kau­der­welsch zu beherr­schen oder DDR-Vo­ka­bular, das ist ele­men­tar, mein lieber Wat­son."

relevé de bâtiment — Gebäudeaufmaß
forets couronnés à diamant — Diamantkronenbohrer
copie lavandeLavendelkopie
anamorphoseur — anamorphotische Vorsatzlinse
planche à voile — brettsegeln (DDR) / surfen (alte BRD) 
relieur (d'archive) à lamelle — Aktendulli (Ost/est) / Heftstreifen (West/ouest)

La maison Duden, le Larousse allemand, vient de publier un petit test d'allemand de RDA: lien.

Tee und Aktenheftdingerchen
... et le bureau
Duden vient de pub­lier un test. Est-ce que vous parl­ez al­le­mand ? Est-ce que vous parlez l'al­le­mand de RDA ? Voici le lien.

P.S.: Et c'est très drôle pour moi qu'en Allemagne de l'Est, pour évi­ter l'an­glais wind­surfing, ils ont eu re­cours à une ex­pres­sion qui semble être la tra­duc­tion lit­té­rale de planche à voi­le.








______________________________
Photos: C.E.

07.04.2015

Références

Quelques références en interprétation

Outre les clients industriels ou privés, je travaille pour le Ministère fédéral de l'agriculture, plusieurs ambassades francophones à Berlin, notamment l'ambassade de France, la télévision publique allemande (ARD et ZDF), Arte, euronews, le festival de cinéma de Berlin (dite la Ber­li­na­le), les universités de la région comme la Humboldt-Universität et les écoles de cinéma de Berlin et de Potsdam, l'association allemande des chef d'opérateurs (Berufsverband Kinematografie) etc.

Kopfhörer hängen an einer Garderobe, dahinter Leiber und Beine ...
Au Ministère allemand d'Affaires Etrangères
J'ai eu le plaisir d'interpréter bon nombre de personnalités du monde politique, entre autres
Jean-Yves Le Drian (Ministre de la Défense), Bruno Le Maire (Ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche), Fleur Pellerin (Ministre de la Culture et de la Communication), Aurélie Filippetti (alors Présidente du Festival International de Cinéma de Marseille), Jérôme Clément (alors Président d'Arte), Hans-Dietrich Genscher, Jack Lang, Rainer Eppelmann, Danielle Mitterrand, Gerhard Schröder, Frank-Walter Steinmeier, Anne Le Strat (alors Présidente-directrice générale de la Société anonyme de gestion des eaux de Paris), Helmut Schmidt, Angela Merkel, Hubert Védrine, Klaus Wowereit (alors maire de Berlin), Jean Léonetti (alors Ministre chargé des Affaires européennes), Hans Modrow (ancien Ministre-Président de la RDA), Ulrike Poppe (ancienne oppositionelle de RDA), Cathérine Trautmann, Henning Voscherau (alors premier maire d'Hambourg)

Ainsi que du domaine des Arts et de la Culture
Dominique Abel et Fiona Gordon, Ilse Aigner, Chantal Akerman, Mathieu Amalric, Ariane Ascaride, Jean-Marc Barr, Pina Bausch, Nathalie Baye, Azouz Begag, Jean-Jacques Beineix, Hichem Ben Ammar, Isild le Besco, Ophra Bloch, Luc Bondy, Dany Boon, Stéphane Braun­schweig, Catherine Breillat, Peter Brook, Valeria Bruni Tedeschi, Elodie Bouchez, Laurent Cantet, Pierre Cardin, Isabelle Carré, Vincent Cassel, Claude Chabrol, Marie Darrieussecq, Luc und Jean-Pierre Dardenne, Catherine Deneuve, Raymond Depardon, Philippe Djian, Doris Dörrie, François Cluzet, Raoul Coutard, Gérard und Guillaume Depardieu, Pierre Etaix, Pascale Ferran, Julia Franck, Gisèle Freund, Catherine Frot, Hannelore Elsner, Marc Gabizon, Hippolyte Girardot, Agnès Godard, Günter Grass, Pascal Greggory, Egon Günther, Adèle Haenel, Christoph Hein, Thomas Heise, Olivier Henrard,
Avec Claude Chabrol au festival international du cinéma de Berlin
Isabelle Huppert, Benoît Jacquot, Agnès Jaoui, Reinhard Jirgl, Gérard Jugnot, Cédric Kahn, William Karel, Romuald Karmakar, Wolfgang Kohlhaase, Karl Lagerfeld, Claude Lanzmann, Virginie Ledoyen, Jean Léonetti, Bernard Henri Lévy, Marceline Loridan-Ivens, Serge Lutens, Noémie Lvovsky, Ursula Meier, Radu Mihaileanu, Emmanuel Mouret, Heiner Müller, Armin Müller-Stahl, Josef Nadj, Marie N'Diaye, Bulle Ogier, François Ozon, Raoul Peck, Claus Peymann, Nicolas Philibert, Claude Régy, Pierre Richard, Royal de Luxe, Karine Saporta, Angela Schanelec, Peter Schneider, Suzanne Schiffman, Werner Schröter, Ingo Schulze, Rainer Simon, Bernard Sobel, Benjamin Stora, Laurent Tirard, Jean-Marie Teno, Eric Toledano und Olivier Nakache, Pierre Yves Vandeweerd, Agnès Varda, Régis Warnier, Bob (Robert) Wilson, Christa Wolf, Feridun Zaimoglu, Valérie Zenatti etc.

______________________________
Photos: C.E.

18.03.2015

Le téléphone arabe

Bonjour & guten Tag ! Vous lisez une page de mon journal électronique à propos de mon travail d'interprète. En allemand, le jeu que je cite en haut s'appele " la poste silencieuse ".

Aujourd'hui, rapide relecture de sous-titres allemands qui ont été faits à partir d'une interprétation simultanée FR>EN, un client me demande de réparer la chose. L'immeuble de rapport, une maison à destination locative, devient (dans la cabine) un brothel/bordel (de 'rapports sexuels'), c'est le contexte qui l'inspire. Dans la version allemande, le sous-titreur en fait 'un lieu de ren­contre'. Plus tard il est encore une fois question de la maison mystérieuse. La voix de la cabine en fait "the whorehouse", en allemand, cela devient "War­en­haus", grand magasin.

Bien sûr, le tout était fait par des non-professionnels. Hélas, il faudrait tout refaire !

18.06.2013

Merci beaucoup I

Je vous souhaite la bienvenue sur les pages de mon journal de bord en tant que traductrice-interprète. Je suis plus active sur mes pages en langue allemande. Laissons la parole aux clients !

Zwei Redner, ein Moderator, eine Dolmetscherin und ein ausschließlich französischsprachiger Publikumsgast, der mit "beflüstert" wurde"L'association Bleublancrose remercie chaleureusement Caroline Elias pour son tra­vail d’interprète lors d'une discussion le 14 juin dernier sur le mariage pour tous. L'intérêt des participants a prolongé la discussion (près de deux heures et demie) et bien sûr exigé beaucoup de Caroline qui a malgré des con­ditions de travail dif­fi­ciles effectué avec brio et professionnalisme la tra­duc­tion de cette mani­festa­tion. Elle était autant à l’aise avec l’interprétation du français en allemand (tra­duction consecutive) qu'inversement (chuchotage).
Nous étions très heureux et satisfaits de collaborer avec elle. Nous recommandons vivement son travail. 


Berlin, le 18 juin 2013 Pascal Thibaut (Président de l'association Bleublancrose) 

______________________________  
Photo : MANEO

13.02.2008

Interprète dans l'ombre

Ecrit par Sébastien Vannier, le 13-02-2008

Cachée au cinquième étage du palais du festival, Caroline Elias reste invisible mais pas inaudible pendant la projection des films. Rencontre avec cette interprète franco-allemande qui prête sa voix aux stars du grand écran


Caroline, un film, deux langues (Photo : Privat)

Jongler entre l’allemand et le français, voire l’anglais. Faire l’aller-retour entre le texte et l’image. Tout ça en direct. Dans ce milieu de l’interprétariat a priori voué à l’ombre d’une cabine en fond de salle, Caroline Elias se définit elle-même comme "exotique".

Interprète pour ne plus avoir à faire la queue
La carrière de Caroline Elias commence par hasard, ou presque. "En 1994, lors d’un séminaire sur le cinéma français muet au cinéma Arsenal, j’entendais un groupe d’Allemands qui avaient du mal à déchiffrer les panneaux en français. Dans le noir, je leur ai alors proposé de faire la traduction. A la fin du film ils m’ont remercié et la gérante de salle m’a dit que mes services pourraient être utiles". Quelques années plus tard, Caroline Elias devient interprète pour la Berlinale et, en rigolant, ne cache pas sa motivation première : "Ne plus avoir à faire la queue".
Pour la 58e édition de la Berlinale, cette année, elle "dira" donc trois films de la compétition officielle, à quoi s’ajoutent des dizaines d’entretiens, des interviews avec la presse... Elle sera même l’interprète de Jeanne Moreau, présente à Berlin.

Subir les extrêmes
Pour Caroline Elias, être interprète, c’est d’abord "faciliter la communication". En effet, pour les membres du jury ou du public qui ne comprennent ni la langue originale du film, ni celle des sous-titres (anglais ou allemand), des interprètes sont présents en cabine pour les projections importantes. Interprète, c’est aussi, selon elle, "savoir subir les extrêmes". "Il faut savoir rester isolée, coupée du monde comme dans une cellule pendant de très longues heures, puis ensuite pouvoir animer des débats sur une scène face à 800 personnes. C’est très difficile mais c’est ça que j’adore". Ce goût pour la scène et la communication avec le public, Caroline Elias l’explique également par ses expériences précédentes en tant que journaliste ou sur les plateaux de tournage.

Pfuedi !
Pendant la Berlinale, Caroline Elias ne compte donc pas ses heures de travail. "La répartition des films n’a lieu que quelques jours avant la Berlinale. Cette année, par exemple, j’ai eu Kirschblüten-Hanami en allemand que je dois dire en français pendant la projection. Pour ce film-là j’ai réussi à avoir le script pour la post-synchronisation et je dois encore récupérer le DVD la veille. Mais ça reste un cas idéal et exceptionnel. Ensuite, il faut travailler le texte pour repérer les moments difficiles ou rapides". Caroline Elias raconte ainsi une anecdote dans la lecture du scénario : "Je suis tombée sur "Pfuedi" qui, après recherche, vient de "Pfuedi Gott" ou "behüt’ dich Gott" en bavarois. C’est donc régional, culturel et très difficle à traduire et il faudra que je me contente d’un simple "salut !" en français".

Sébastien VANNIER
Paru au www.lepetitjournal.com - Berlin, mercredi 13 février 2008
et ici, la Berlinale 2008 en langue française

14.11.2007

Apprendre le métier

Le blog suscite beaucoup de mails de jeunes qui s'intéressent à la profession. Surtout la version allemande, lue par des jeunes allemands.

Désormais, ceux qui lisent le français pourront suivre le blog d'un jeune interprète en cours de formation. Semaine après semaine, il nous fait participer à son développement. Étudiant à l'université de Westminster, il explique les étapes de la formation.

Cette semaine, le cours s'est mis à découvrir les consoles des cabines d'interprète :Le petit bouton à côté du levier rose sert à désactiver le microphone pour de courtes périodes, mais il faut le maintenir enfoncé. C'est drôle, en allemand, il a son propre nom qui, une fois de plus, démontre à quel point la langue allemande est concrète, il s'appelle "die Räuspertaste " (bouton à activer lorsqu'on souhaite se racler la gorge).

Pour lire le blog, suivez ce lien.

28.05.2007

Fidélité

La beauté du langage ne suffit pas pour faire estimer une traduction excellente. Il n'y a personne qui n'avoue que la qualité la plus essentielle à un bon traducteur, c'est la fidélité...

Claude-Gaspar Bachet de Méziriac (1581-1638)

12.05.2007

Vous permettez ?

Bonjour, pour que vous sachiez qui est l'auteur de ces lignes : Je m'appelle Caroline, je suis franco-allemande et je travaille comme interprète depuis plus de dix ans.

Journaliste de formation, je rédige aussi les dossiers de presse, mais uniquement pour des films de cinéma que j'aime. J'ai beaucoup travaillé dans le domaine du cinéma, occupant différentes tâches, ce qui m'a amené à enseigner aux universités de la région, un jour par semaine.

Autres spécialisations : la politique, l'économie, l'architecture, l'art, l'histoire, l'urbanisme, l'éducation, les sciences sociales.

08.05.2007

Interprètes ...

- ... vous parlez de chanteurs, là ?! Ou de traducteurs ... ?
- De traducteurs-interprètes.
- Ah bon ! ... Au fait, c'est quoi, la différence ?
- Vous allez voir.
- Et Berlin dans tout ça ?
- On y vit.